Quel diplôme pour ouvrir un institut de beauté ?


Quel diplôme pour ouvrir un institut de beauté ?

Vous êtes passionné d'esthétique et vous désirez ouvrir un institut de beauté ? Vous devez vous renseigner sur le sujet en amont. Ce tutoriel vous renseigne sur le diplôme exigé pour exercer cette profession et les subtilités à connaître avant de vous lancer.

Le diplôme qu'il vous faut

L'exercice des métiers d'esthétique est régi par des règles strictes. Il faut détenir un Certificat d'Aptitude Professionnelle (CAP) ou le Brevet d'Études Professionnelles (BEP). Ces deux diplômes exigés sont la preuve d'une formation professionnelle. Ensuite, Il faut s'inscrire à la Chambre des Métiers ou au Registre de commerce et des sociétés. Enfin, il ne reste plus qu'à décider de la spécialité à choisir. En effet, les soins d'esthétique, la coiffure et la pose d'ongles sont les principales prestations d'un salon de beauté.

Quelles sont les démarches pour l'ouverture d'un institut de beauté ?

Un institut ou un salon de beauté est une société. L'ouverture d'une telle structure est donc sujette à des réglementations. Selon le principe, l'institut de beauté est classé dans la catégorie ''Établissement Recevant du Public". Alors, il faut avant toute chose se renseigner sur les normes qui régissent la société.

Cette précaution informe sur les types d'autorisation de travaux ou règles de sécurité selon les risques. Souhaitez-vous proposer de la kinésithérapie, du maquillage ou des services de bronzage ? Il vous appartient de décider de ce que vous voulez faire.

Après cette étape, vous pouvez passer à l'étude de marché. Les produits et la stratégie étant définis, il est important que vous vous informiez sur le marché. Quels sont vos concurrents ? Quelles sont les attentes des potentiels clients ? Quels prix sont-ils pratiqués pour des demandes similaires ? Quels sont les réels besoins de la clientèle ?

Voilà autant de questions dont les réponses vous orienteront. Il est également utile de s'imprégner des réalités du secteur. En effet, ce milieu était porteur jusqu'en 2014, mais depuis cette période, les statistiques révèlent une chute du chiffre d'affaires. Un tel détail devrait vous permettre de fixer un budget.

Choisir le type d'institut de beauté à créer

Les instituts de beauté ont chacun une vocation. Certains centres sont spécialisés, pourquoi le vôtre ne le serait-il pas ? Opter pour une spécialisation est une mesure de prudence puisque la concurrence est rude. Vous ne gagnerez donc pas à proposer des services d'ordre général.

Aussi, entre être indépendant ou rattaché (représentation), quel statut choisir ? La réponse à cette question vous aide à attaquer efficacement le marché. Dans tous les cas, vous devez décider entre travailler sous enseigne ou non. Quelle est la nature de l'activité à pratiquer ?

Il existe deux types d'activités : l'une artisanale et l'autre commerciale. Dans le premier cas, au moins 10 employés font un travail manuel. Dans la seconde situation, l'entreprise vend des produits en dehors de ses prestations ordinaires. Il faudra également choisir un statut juridique pour votre enseigne. Le choix doit se faire de manière efficiente parce que c'est ce qui définit le régime fiscal auquel sera soumise votre entreprise. Prenez alors en compte, le capital social minimum exigible selon le régime, le mode de gestion requis puis l'implication ou non du patrimoine du promoteur. Voici les statuts juridiques les plus courants pour un institut de beauté :

  • SARL, EURL, SNC (sociétés),
  • Autoentrepreneur,
  • Entreprise individuelle,
  • Vendeur à domicile indépendant (VDI)

Pour faire le meilleur choix, il faut se demander ce qu'on veut : faut-il ou non s'associer à un partenaire ? Cela vous permettra d'avoir une idée des bénéfices que peut générer votre activité. Vous gagnerez à choisir entre les statuts suivants : SARL, EURL, SAS ou SASU. Les sociétés de ce type ne nécessitent pas de capital social. C'est là l'avantage d'une disposition légale permettant à des personnes aux revenus modestes d'entreprendre.

Faites un business plan

L'étape incontournable, c'est le bien celui de la rédaction du business plan. Elle doit être suivie par un professionnel. Faites-vous conseiller par précaution par un agent qui connaît le marché. Avec son assistance, vous serez amené à réunir les documents administratifs nécessaires. Ils sont importants pour vous permettre de rechercher un financement.

Pour le financement, vous pouvez soit vous tourner vers les banquiers ou vers les mécènes. Les banques exigent un business plan avant de discuter de tout crédit. Le dossier en question les renseigne sur les garanties qu'offrent l'affaire et le marché. Votre projet est-il rentable ? Le marché est-il porteur ? Êtes-vous capables de réaliser des bénéfices ? Ce sont-là quelques questions qui guident les financiers.

Dans le business plan, prévoyez un bilan prévisionnel, un compte de résultat prévisionnel, un tableau de charges prévisionnelles et une prévision de vos ventes prévisionnelles. N'oubliez pas de soumettre également un état du marché. Enfin, décrivez dans le détail les aspects juridiques, sociaux et fiscaux de la structure.

Attention ! Pour obtenir un prêt bancaire, il faut avancer un apport initial. Ce gage assure la banque d'entrer dans ses fonds si vous ne pouviez pas lui rembourser.

Enfin, passez aux formalités administratives. Il s'agit de rédiger les statuts, d'obtenir l'immatriculation de la société, de publier une annonce légale (lancement, recrutement, etc.), de déterminer la location en bail commercial.


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